
L’amniocentèse (prélèvement de liquide amniotique) et la choriocentèse (prélèvement de fragments du chorion, c’est-à-dire d’une partie du placenta qui appartient à l’enfant et non à la mère) sont utilisées pour obtenir des cellules du fœtus avant qu’il ne naisse.
Prélèvement de liquide amniotique (Source : http://www.aquadesign.be/im/news/images/img-8680.jpg)

Cela permet donc de faire le caryotype à partir duquel on déterminera le sexe de l’enfant et on diagnostiquera une éventuelle aneuploïdie (nombre anormal de chromosome).
Grâce à différentes sondes moléculaires, on pourra vérifier la présence de certains gènes pouvant entraîner, s’ils sont absents ou anormaux, des maladies graves.
À la suite de cet ensemble d’examens, on pourra :
soit déclencher une interruption volontaire de grossesse (IVG), si l’enfant à naître est porteur d’une maladie sévère ;
soit se préparer à l’accueillir avec toute l’assistance médicale nécessaire.
Voir des images des différentes étapes de l’amniocentèse jusqu’au caryotype fœtal : http://medgen.unige.ch/cytogenetics...
Il faut savoir que ce geste, qui nécessite l’introduction d’une seringue à travers la paroi utérine de la mère, déclenche un avortement spontané dans 1% des cas. Il n’est donc pas anodin.
Enfin il existe un risque que les parents qui apprennent que leur futur bébé est porteur d’une maladie grave, ne décident « trop » souvent de ne pas le garder et demandent une interruption volontaire de grossesse (IVG).
Il y aurait alors eugénisme, c’est-à-dire sélection de certains individus d’une population selon des critères de « perfection ».
Pour aller plus loin :
Voir le dossier « Dépistage de la trisomie » : http://acces.inrp.fr/acces/ressources/sante/epidemiologie/depistage_trisomie21,
notamment la partie « Côté société » qui présente les enjeux sociaux de ce dépistage.