Magnard
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Chap. 1   Les caractères de l’individu et leur transmission
Chap. 2   Conservation de l’information génétique au sein de l’organisme
Chap. 3   Information génétique et reproduction sexuée
Chap. 4   Les roches sédimentaires et l’évolution des êtres vivants
Chap. 5   L’évolution du vivant
Chap. 6   L’évolution du vivant et l’histoire de la Terre
Chap. 7   Les infections microbiennes
Chap. 8   L’organisme se défend contre les agressions microbiennes
Chap. 9   Les dysfonctionnements du système immunitaire
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Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement

Les cellules souches sont une source potentielle énorme de réparation du corps humain. Non seulement elles sont capables de se multiplier indéfiniment (comme des cellules cancéreuses), mais en présence de facteurs provenant de leur environnement proche, elles sont capables de se différencier en une multitude de types cellulaires différents.

La cellule œuf est capable de donner toutes les cellules de l’organisme ainsi que le placenta ; elle est dite totipotente (elle a « tous les pouvoirs »).

Elle donne, en se multipliant, de nombreuses cellules embryonnaires qui sont pluripotentes, c’est-à-dire capables de donner tous les tissus de l’organisme. Ces cellules sont appelées CSE (cellules souches embryonnaires) ou ESC en anglais (embryonic stem cells).

Chez l’adulte, on trouve des cellules souches dans de nombreux organes : la peau, la paroi de l’intestin, la moelle osseuse, les organes génitaux... Ce sont des cellules multipotentes, capables de donner les différents types cellulaires d’un même organe.

Il est possible de cultiver ces cellules in vitro dans des milieux appropriés, ce qui permet d’imaginer de les utiliser pour réparer des organes déficients.

La photographie ci-dessous montre des cellules souches extraites du cerveau et mises en culture (leurs noyaux sont colorés en bleu). Certaines de ces cellules, dont le cytoplasme est coloré en rouge, commencent à se différencier en neurones (cellules capables de conduire des messages nerveux). Cellules souches neurales

Cependant, deux obstacles majeurs existent actuellement :

- nous avons encore une assez faible connaissance des facteurs qui peuvent entraîner la différenciation d’une cellule souche vers tel ou tel type de cellule (cellule cardiaque, cellule nerveuse...) et l’on ne peut pas introduire directement dans le corps des cellules souches sous peine de les voir se développer en formant une tumeur

- nous ne disposons que de très peu de cellules souches (embryons rares, cellules souches adultes rares)

Face à la rareté de ces cellules, il existe deux stratégies :

- soit réaliser un clonage thérapeutique pour obtenir de nombreuses cellules souches embryonnaires (on introduit le noyau d’une cellule d’un adulte dans un œuf vidé de son propre noyau, l’œuf se développe en une multitude de cellules pluripotentes (CSE) ayant le même programme génétique que l’adulte (c’est comme cela que l’on a obtenu Dolly)

- soit faire se dédifférencier (faire passer de l’état différencié à l’état de cellule souche, c’est-à-dire « revenir en arrière ») des cellules communes de l’adulte, par exemple des cellules de peau.

La dédifférenciation de cellules de peau en cellules presque identiques à des CSE vient juste d’être obtenue par une équipe japonaise. C’est une étape fondamentale vers l’utilisation « facile » des cellules souches pour réparer l’homme.

Pour aller plus loin

Cellules souches : la solution dans la peau http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

- De nouvelles cellules souches utiles en thérapie http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

Sur le site Science et décision, voir le dossier : Cellules souches et clonage http://www.science-decision.net/cgi-bin/topic.php ?topic=CLO


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