
Le sex-ratio d’une espèce est le rapport entre le nombre de mâles et le nombre de femelles, pour une génération ou pour la descendance d’un couple.
Gambusia affinis, mâle et femelle

Une proportion équivalente des deux sexes est un facteur important pour la reproduction d’une espèce sur le long terme.
Dans l’espèce humaine, on définit le taux de masculinité comme le pourcentage d’hommes dans la population totale (hommes et femmes).
De nombreuses espèces d’animaux ont un sex-ratio qui dépend de l’environnement. Par exemple, les tortues et crocodiles présentent un déterminisme du sexe contrôlé par la température extérieure.
Certains polluants de l’environnement entrainent également des modifications du sex-ratio ; ce sont des perturbateurs endocriniens. Il existe de nombreux exemples de modification du sex-ratio par ces molécules chez les poissons.
Ces molécules sont soupçonnées de modifier la fertilité humaine et le sex-ratio de notre espèce, mais les études sont parfois contradictoires.
En choisissant le sexe de son enfant, l’espèce humaine est maintenant en mesure de modifier son sex -ratio.
Pour les animaux d’élevage, le sexage (le choix du sexe), est pratiqué depuis longtemps.
Aujourd’hui, chez l’homme, diverses méthodes permettent, avec plus ou moins d’efficacité, de choisir le sexe d’un enfant en sélectionnant les spermatozoïdes contenant le chromosome X ou le chromosome Y.
Grâce à un régime alimentaire, on peut chercher à créer un environnement vaginal favorable à l’un des deux types de spermatozoïdes (les spermatozoïdes « fille » sont plus actifs dans un environnement acide). Par un contrôle des dates des rapports sexuels avec la date de l’ovulation, on sélectionne les spermatozoïdes selon leur différence de durée de vie (les spermatozoïdes « garçon » sont plus rapides, mais ont une durée de survie plus courte). Ces méthodes ne font que modifier légèrement la probabilité pour un couple d’avoir un enfant d’un sexe donné.
Le tri sélectif des spermatozoïdes par filtration (méthode Ericsson) ou en fonction de la quantité d’ADN (le chromosome X contient plus d’ADN que le Y) permettent d’augmenter considérablement la probabilité d’avoir un enfant d’un sexe donné (jusqu’à 80%). En France, l’utilisation de ces techniques est interdite.
Choisir le sexe est justifié scientifiquement lorsqu’une maladie liée au sexe existe dans la famille, mais certains spécialistes défendent également le choix du sexe pour empêcher l’infanticide des filles ou pour équilibrer les sexes d’une fratrie.
Dans le cas de maladies liées au sexe, on peut également choisir le sexe après la fécondation. On pratique une FIVETE, on réalise ensuite un caryotype sur une des cellules de chaque embryon obtenu et on ne réimplante dans l’utérus maternel que les embryons de sexe féminin par exemple.
Pour aller plus loin :
http://www.magicmaman.com/,fille-ou...
http://www.cite-sciences.fr/francai...
Méthode Ericsson
http://www.childselect.com/
Taux de masculinité et sex-ratio
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_d...
Perturbations du sexe chez le chevaine
http://www.lyon.cemagref.fr/bea/tox...