
Pour connaître la sensibilité d’une souche de bactérie vis à vis d’un antibiotique donné on réalise un antibiogramme.
La bactérie se multiplie dans un milieu gélosé, en donnant un clone qui envahit toute la boîte de Petri et colore le milieu en blanc.
Une pastille renfermant un antibiotique est placée au centre de la boite.

La molécule d’antibiotique diffuse tout autour de la pastille, dans la gélose, de façon rayonnée. Ainsi la concentration de l’antibiotique, dans la gélose est d’autant plus faible qu’on s’éloigne de la pastille et d’autant plus fort qu’on s’en approche. La droite ci-dessous représente l’évolution de la teneur en antibiotique dans la gélose en fonction de la distance à la pastille (diamètre en mm).

L’auréole claire autour de la pastille correspond à une zone d’inhibition de croissance de la souche microbienne par l’antibiotique.
Pour chaque souche microbienne, la sensibilité ou la résistance à un antibiotique est différente.
Pour chaque souche de bactérie on peut définir, pour un antibiotique donné, une concentration minimale inhibitrice (CMI) a partir de laquelle la bactérie ne se multiplie pas.
Cette concentration minimale inhibitrice peut être mesurée dans la boîte de Petri par le diamètre de l’auréole et reportée sur le graphique pour être comparée aux concentrations critiques inférieure et supérieure.
La concentration critique inférieure est la dose minimale d’antibiotique qu’un malade peut recevoir sans danger et qui fait effet sur la souche bactérienne. La concentration critique supérieure est la dose maximale d’antibiotique qu’un malade peut recevoir sans danger et qui fait effet sur la souche bactérienne.
Si la CMI est inférieure à la concentration critique inférieure, la bactérie est dite « sensible ».
Si la CMI est supérieure à la concentration critique supérieure, la souche est « résistante » à cet antibiotique.
Pour aller plus loin
Les antibiotiques et l’antibiogramme : http://acces.inrp.fr/acces/ressourc...