Magnard
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Chap. 1   Les caractères de l’individu et leur transmission
Chap. 2   Conservation de l’information génétique au sein de l’organisme
Chap. 3   Information génétique et reproduction sexuée
Chap. 4   Les roches sédimentaires et l’évolution des êtres vivants
Chap. 5   L’évolution du vivant
Chap. 6   L’évolution du vivant et l’histoire de la Terre
Chap. 7   Les infections microbiennes
Chap. 8   L’organisme se défend contre les agressions microbiennes
Chap. 9   Les dysfonctionnements du système immunitaire
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Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement

Mécanisme transfert de résistance

Pour être efficace , un antibiotique doit arriver jusqu’à la bactérie (il faut donc tenir compte de la vitesse à laquelle cette molécule diffuse et est détruite dans l’organisme, voir la notion de concentration critique dans l’antibiogramme, ressource page 149). L’antibiotique doit ensuite pénétrer dans la bactérie sans y être détruit ou modifié. Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, la bactérie est résistante à cet antibiotique.

Les bactéries se défendent contre l’action des antibiotiques :
- en se rendant imperméables à leur pénétration ;
- en produisant des enzymes capables de les inactiver ;
- en modifiant leur structures internes (cibles des antibiotiques).

Ces caractéristiques dépendent du génome de la bactérie. Ce génome peut déjà posséder le programme de ces caractères ou l’acquérir par contact avec d’autres bactéries. Il existe ainsi deux types de résistances : des résistances naturelles et des résistances acquises.

La résistance naturelle est programmée dans le génome bactérien. Les modifications génétiques responsables de résistance acquise sont chromosomiques. Elles préexistent à l’utilisation de l’antibiotique, elles se transmettent d’une génération à la suivante dans le clone bactérien, elles n’intéressent qu’un antibiotique ou qu’une famille d’antibiotiques à la fois.

La résistance acquise est consécutive à des modifications de l’équipement génétique de la bactérie. Il s’agit le pus souvent de petits fragments de chromosomes que la bactérie acquiert lors d’un contact avec une autre souche bactérienne de la même espèce ou d ’une espèce différente (voir le dessin humoristique plus haut). Ce type de résistance est fréquent (plus de 80% des résistances acquises), il se transmet entre bactéries cohabitant dans un même milieu, et peut concerner plusieurs antibiotiques, voire plusieurs familles d’antibiotiques, entraînant une polyrésistance.

Quand on étudie la sensibilité d’une souche à plusieurs antibiotiques, on détermine son phénotype de résistance aux antibiotiques. Si la souche n’exprime que des résistances naturelles, on dit qu’elle appartient au phénotype « sauvage » ou sensible. Si des résistances acquises ont modifié sa sensibilité, elle exprime un phénotype de résistance qu’on peut identifier et dont on doit tenter de déterminer le mécanisme. Ces phénotypes sont souvent désignés par les initiales des antibiotiques devenus inactifs : ainsi une souche résistante à la kanamycine, à la tobramycine et à la gentamicine appartient au phénotype KTG.

Pour aller plus loin :

Schéma résumant les moyens par lesquels une bactérie résiste à un antibiotique (légendes en anglais). http://www.scq.ubc.ca/wp-content/up...

La résistance aux antibiotiques. http://anne.decoster.free.fr/atb/re...


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