
Le cancer du col de l’utérus est une cause de décès très importante
Chaque jour en Europe, 40 femmes meurent d’un cancer du col de l’utérus. Malgré les progrès médicaux réalisés ces dernières années et les programmes de dépistage mis en place, le cancer du col de l’utérus demeure la deuxième cause de mortalité par cancer (après le cancer du sein) chez les femmes âgées de 15 à 44 ans en Europe.
L’infection par le papillomavirus est retrouvé dans la majorité des cancers du col de l’utérus
Une grande majorité des femmes (70%) est infectée au cours de sa vie par ce virus, en général dès les premières années de la vie sexuelle, le papillomavirus étant sexuellement transmissible. Le plus souvent asymptomatique, cette infection disparait par elle-même au bout de quelques mois. Pourtant, dans une minorité des cas, elle persiste et au bout de plusieurs mois, voire même plusieurs années, elle peut provoquer des lésions des cellules des muqueuses de l’utérus dont certaines évoluent en cancer.
Un vaccin contre le papillomavirus
Vacciner les jeunes filles avant qu’elles ne soient infectées par le papillomavirus, (avant les premiers rapports sexuels) est la stratégie retenue par deux laboratoires pharmaceutiques qui ont mis sur le marché, en France, deux vaccins : le Gardasil (en 2006) et le Cervarix (en 2008) .
Ces deux vaccins diffèrent par le nombre de types différents de papillomavirus utilisés comme antigènes et contre lesquels l’organisme vacciné sera immunisé (les types de papillomavirus impliquées dans le déclenchement du cancer du col sont assez différents d’une région à une autre et ces vaccins ciblent les types impliqués dans les cancers du col en Europe).
En Europe ces vaccins sont partiellement remboursés.

Pour aller plus loin
Efficacité du Gardasil : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/fiche_bum_gardasil.pdf Polémique sur le Gardasil : http://pharmacritique.blog.20minutes.fr/archive/2008/03/31/gardasil-depenser-une-fortune-pour-un-danger-de-sante-publiq.html
Interview du Docteur Giuseppe Pollini gynécologue à l’Institut Alfred Fournier (Paris) : http://acces.inrp.fr/acces/equipes/santeepi/travaux/infectiologie/cuminatto/journaldelasante_20070315.asx