Magnard
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Chap. 1   Les caractères de l’individu et leur transmission
Chap. 2   Conservation de l’information génétique au sein de l’organisme
Chap. 3   Information génétique et reproduction sexuée
Chap. 4   Les roches sédimentaires et l’évolution des êtres vivants
Chap. 5   L’évolution du vivant
Chap. 6   L’évolution du vivant et l’histoire de la Terre
Chap. 7   Les infections microbiennes
Chap. 8   L’organisme se défend contre les agressions microbiennes
Chap. 9   Les dysfonctionnements du système immunitaire
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Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement

Le VIH se multiplie à l’intérieur de certaines cellules humaines comme les lymphocytes T, et les détruit. Ces cellules étant impliquées dans toutes les réponses immunitaires, leur disparition progressive conduit l’organisme à un état d’immuno-déficience qui correspond à la maladie sida (Syndrome d’Immuno-Déficience Acquis).

La photocomposition ci-dessous associe une image obtenue par microscopie à balayage d’un lymphocyte T infecté par le VIH (comme la photographie de la page 180) à un schéma des phénomènes permettant au virus de se multiplier dans la cellule-hôte (la cellule qu’il infecte).

Photocomposition multiplication du VIH

La particule virale (en haut de l’image) est composée d’un génome (rouge), entouré d’une capside de protéines de forme géométrique (blanche), elle même entourée d’une enveloppe (bleue) composée de lipides et de protéines .

Après fusion de son enveloppe avec la membrane plasmique de la cellule cible (lymphocyte T), la capside du virus peut pénétrer dans la cellule.

Les protéines de cette capside sont alors détruites, ce qui libère le génome viral.

Le génome du virus (rouge) s’insère dans celui de la cellule-cible et se fait copier en même temps que lui, dans le noyau cellulaire. A l’intérieur de la cellule cible un ensemble de membranes représentées en blanc délimite différents compartiments dont le noyau, au centre.

Le génome viral est également exprimé par la cellule infectée qui fabrique alors dans son cytoplasme toutes les protéines virales.

Les copies du génome viral et les protéines de la capside s’associent dans le cytoplasme de la cellule infectée (en bas de l’image, juste au dessus de la membrane plasmique de la cellule, représentée en jaune).

En bourgeonnant à la surface de la cellule infectée (bas de l’image), les nouveaux virus (génome + capside) emportent un peu de la membrane (jaune) de la cellule, ce qui, avec d’autres protéines, reconstitue leur enveloppe.

Ces nouvelles particules virales sont prêtes à infecter de nouvelles cellules cibles.

Il vient récemment d’être mis en évidence un autre mode de libération des nouvelles particules virales par la cellule infectée. Comme le montre l’électronographie de lymphocyte T infectée par le virus HIV, ci-dessous (à gauche, repère = 1 micromètre et à droite, repère = 0,2 micromètre), de nombreuses particules virales peuvent être libérées en même temps, par des vésicules (sortes de petits sacs) s’ouvrant à la surface de la cellule.

Lymphocyte infecté HIV au MET

C’est un processus appelé exocytose, qui permet donc au virus de se transmettre de façon très efficace de cellules en cellules dans l’organisme.

Pour aller plus loin

La découverte du virus du sida, sur le site de l’Institut Pasteur : http://www.pasteur.fr/ip/easysite/g...

La structure du VIH : http://www.abbott.fr/abbott/Votre-s...


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